vendredi 26 octobre 2012

L'Adulte

Avec les études, on devient de plus en plus adultes, barbants.

Ca fait des lustres qu'il ne m'est pas arrivé de rouler à fond à vélo dans des flacs d'eau sans avoir peur de salir mes fringues, jouer au loup dans un champ de colza plus haut que moi (à la limite ma croissance peut l'excuser), me baigner dans un ruisseau au mois de février, indifférente au froid, me laisser rouler pour descendre une pente herbeuse, sauter dans une piscine toute habillée, faire des cabanes à deux balles, pêcher des têtards à mains nues, attraper des escargots plats, faire des bouquets de boutons d'or, essayer vainement de pêcher avec de la ficelle et un bout de pain, imaginer un parcours du combattant en rentrant chez moi, regarder les nuages allongée dans l'herbe en cherchant leur forme,...

Je ne prends plus le même plaisir à rejouer aux jeux de mon enfance, Street of Rage, les Sonic, les jeux Walt Disney, Le Marsupilami, les infaisables Tintin au Tibet et Spirou sur Mégadrive xD, Pandemonium et Tomb Raider sur Saturne, Les Final Fantasy et les Spiro sur ps, Pokémon sur gameboy,... Quand je les refais, j'ai toujours ce challenge de vouloir tout finir à 100%, mais plus la même fascination. 

Les fantastiques et surtout fantaisistes constructions de légo appartiennent également au passé, je n'ai plus que de vagues souvenirs des émissions des Minikeums, des épisodes de Pingu,... J'ai oublié la moitié des paroles des vieux génériques que je connaissais autrefois par coeur, ne supporte plus les séries en vf depuis que j'ai goûté à la vost, etc etc

Je n'aime plus prendre mon temps.

Le vendredi soir

Ce vendredi soir, seule chez mes parents, leur connexion internet vraisemblablement devenue anorexique, je me décide pour une fois à allumer la télé. En souvenir du bon vieux temps où les soirées étaient animées de séries parfois intéressantes, ou parce que j'espère toujours au fond de moi qu'un jour la télé retrouvera un certain intérêt intellectuel, je ne sais pas trop. 

NCIS, Sex and the City, Scrubs, séries pas trop pourries, mais toujours entrecoupées de publicités qui me semblent durer toujours plus longtemps qu'auparavant.

Mais c'était sans compter un drame éthique. 
Une publicité pour des canapés. Une """"mère"""" portant un bébé lui présente le meuble, précisant que la conception du morveux lui était due. WTF ? L'achat d'un canapé détermine la décision de donner la vie ? Les économies prétendues sont elles aussi importantes que les besoins d'un enfant, de sa naissance à son émancipation ? Si tel est le cas, je préfère pas voir le prix du canapé, parce que putain... 
Il s'agirait d'humour noir, je comprendrais, mais là je ne le trouve vraiment pas.

Après, ça ne s'arrange pas. Je pensais que certaines chaînes soit-disant dédiées à la musique passeraient des clips en boucle pendant la nuit. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que la seule chaîne trouvée correspondant à cette description ne diffuse qu'entre 45s et 1 minute d'un clip avant d'enchaîner sur un autre. Tellement agréable.

Je ne m'étendrai pas sur les émissions de télé réalité où des prétendues mères font leur crise d'ado, laissant les gosses se démerder pour gérer la totalité du foyer sous prétexte qu'elles ont choisi de donner la vie à un age jeune et ont donc le droit de profiter de la jeunesse qu'elles ont à l'époque refusé d'avoir. Tellement ahurissant que je n'ai pas cessé de chercher des traces d'un jeu d'acteur pendant les 20 minutes que j'ai supportées.


Je vais donc l'éteindre sans regret de l'avoir abandonnée pendant plusieurs années.



J'ai appris à écrire.

Il fut un temps où l'on apprenait à écrire en primaire. En Classe Préparatoire même.
C'était difficile et laborieux, et l'apprentissage se poursuivait jusqu'au collège, mais on finissait par être capable d'écrire correctement, chacun à son rythme. Les lectures personnelles aidaient énormément.
On a appris à apprendre, puis appris tout court, pour commencer à apprendre à réfléchir. Ca c'était intéressant.

Aujourd'hui, je suis en licence de biologie. La majorité des élèves sont incapables d'écrire correctement. Les 3/4 des concernés prétextent une dyslexie. C'est une maladie très répandue, on dirait.
On a recommencé à apprendre, on ne réfléchi pas. Une majorité d'étudiants à oublié comment on fait.

Comment on en est arrivés là ?

Passage obligatoire ?


Il semble qu'il soit bon ton de se présenter dans le premier post d'un blog.

Je suis donc une petite geekette de 22 ans. Petite geekette, parce que côté informatique je suis loin d'être une pro ; afficher un petit "hello world" sur une console résume mes compétences en code.
J'aime passer du temps sur un pc, visiter des forums, rager sur les noobs avec lesquels je me retrouve en 5v5 sur League of Legend, pex des heures durant en mode nobrain sur un mmo quelconque, me oneshoot des séries en vostfr, m'exaspérer de la nullité de plus en plus consternante des programmes télévisés et de l'omniprésence de publicités totalement dénuée de fond,... Mais aussi mes chats d'amour, mes potes irl ou sur le net, le cosplay, les vrais bretzels et les makis végétariens.
Mais tout ça on s'en fiche un peu.

J'ai créé ce blog car parfois j'ai envie de rager après des choses qui m'exaspèrent, et rire de mes références de geek sans passer pour une abrutie. Parce qu'en biologie, rares sont ceux qui partagent mes délires.

Donc bienvenue, ou bonne continuation.