dimanche 4 décembre 2016

Mémoires d'une dragonne - Chapitre I.

Piou bonjour !

Plus ça va et moins je poste sur ce blog. Non pas que l'inspiration et les sujets manquent, mais pondre un article me prend du temps que je préfère bien souvent passer à d'autres activités. Par exemple le jeu de rôle ! Je vais d'ailleurs m'atteler à vous raconter l'histoire que Beth a vécue entre mes mains. 


Beth commença a reprendre conscience, sortie de son sommeil par des bruits de pas à proximité. Elle se réveilla en sursaut lorsque plusieurs pensées fusèrent à son esprit. Sa sœur ! Les bandits ! Il faut l'aider ! Elle se leva en trombe, dans une ambiance obscure, pour s'étaler aussitôt, avec la sensation de s'être marché dessus. Elle se redressa, et glissa, pour tomber sur ses fesses, ce qui lui valu une violente douleur, comme si elle s'était assise sur son bras. Beth se remit à quatre pattes, et tendit son bras droit pour tenter de toucher le bas de son dos. Elle se rendit alors compte que son bras n'allait pas jusque là. En y regardant de plus près, ce n'était pas sa main gauche, qu'elle voyait appuyée au sol, mais un genre de courte patte pourvue de griffes. Elle se souvint alors du mauvais sort qui l'avait frappée un peu plus tôt, et qu'elle n'eût pas le temps de digérer alors. Sous le choc, elle observa ses mains, son ventre, puis toucha son visage. Elle avait un museau, des crocs proéminents bien pointus, de grosses narines, et elle nota également une haleine très fraiche. Ses yeux s'habituant à l'obscurité, elle compris qu'elle était couverte d'écailles, et observa la raison pour laquelle elle s'était marché dessus : elle portait des ailes, mais n'avait pas la moindre idée de comment les mouvoir. Elle avait aussi une queue. Celle sur laquelle elle s'était assise en tombant sur les fesses, si tant est qu'on puisse toujours les appeler ainsi. Beth se mis debout sur ses quatre pattes, et constata avec tristesse qu'elle restait très proche du sol, peut-être cinquante centimètres. Et sa sœur n'était pas auprès d'elle. Beth observa son environnement, et constata qu'elle était enfermée dans une cage aux solides barreaux, couverte d'un drap. Elle sentait l'odeur du bois et de la poussière, et devinait des silhouette de caisses autour d'elle. Elle devait se situer dans une espèce d'entrepôt. Elle tenta d'appeler sa sœur, mais le grognement qui sortit de sa gorge l'effraya et l'emplit d'une profonde tristesse. Sa sœur était-elle seulement encore en vie ? Et comment la retrouver et la protéger sous cette forme miniature ? Beth, en proie à la panique, tenta de se jeter sur les barreaux de sa cage pour les faire céder. Rien n'y fit. Elle mordit, donna des coups de tête, et tenta même de se faufiler entre les barres métalliques. Tout ce qu'elle obtint fut un gros mal de crâne et des bleus. Elle se laissa tomber sur le sol, épuisée. Elle avait destiné sa vie à s'entraîner pour sauver sa sœur et la protéger, et à peine l'avait-elle retrouvée qu'on la lui arrachait de nouveau, en s'assurant qu'elle ne puisse plus lui venir en aide. Mais... Maintenant qu'elle y repensait, c'est en touchant cet étrange artefact qu'elle s'était sentie mal. Marly avait dû la porter et c'est là que les bandits sont arrivés. Ses souvenirs étaient très flous. Elle s'endormit.

Un bruit métallique fit vibrer l'air autour de Beth. Elle découvrit devant elle un homme piètrement vêtu, armé d'une barre en fer. Celle qui l'avait réveillée en frappant sur la cage, à n'en point douter. Beth recula contre les barreaux du fond. L'homme lui jeta un morceau de viande, remit le drap et partit. Beth l'entendu clamer que la bête était toujours vivante alors qu'il refermait la porte, et comprit, à l'odeur qu'elle perçut, que l'entrepôt était situé proche d'une forêt de résineux.
Beth s'en voulut. Elle venait de se retrouver tétanisée face à un homme. Ce n'était certainement pas comme ça qu'elle allait sortir de cette cage. Elle était après tout devenue un dragon, certes miniature, mais les dragons restaient néanmoins de puissantes et impressionnants créatures. Il fallait qu'elle se serve de cette image. Elle tenta de cracher du feu, mais seul en gros mollard jaillit de son museau pour s'écraser lamentablement sur un barreau. Bon, elle n'en était peut-être pas capable, mais cela, les bandits l'ignoraient. Elle essaya donc de bouger ses ailes et sa queue, ce qu'elle parvint à faire sans encore trop comprendre comment. Elle avait faim, mais elle préféra s'entraîner à se mouvoir avant de se sustenter, des fois que ses geôliers aient eut l'idée de garnir sa nourriture de calmant.
Cette situation dura plusieurs jours, à ceci près qu'elle se montrait agressive et suscitait désormais la crainte auprès de l'homme chargé de la nourrir, et qu'elle parvenait parfois à cracher de l'air froid lorsqu'elle tentait de l'impressionner. En conséquence, elle avait été déplacée dans une caisse, pour éviter que le froid n'incommode les bandits ou que ses mâchoires ne se referment sur un mollet.

Un beau jour, alors qu'elle collait un énième mollard sur le sol, Beth sentit une forte agitation autour d'elle. Des bruits de combat ! Peut-être sa sœur avait-elle pu trouver de l'aide pour venir à son secours ? Ou peut-être était-ce juste une querelle de bandits, auquel cas elle espérait fortement qu'ils ne la trouveraient pas. Se déplacer davantage risquerait de compromettre ses chances de retrouver sa cadette. Elle resta donc discrète lorsque la porte de son entrepôt s'ouvrit. A en juger par le comportement fouineur de l'inconnu, ses geôliers avaient perdu et leurs assaillants étaient désormais à la recherche de butins. Le bipède ramena à l'intérieur l'un des bandits, tétanisé, que Beth reconnu à l'odeur comme étant celui chargé de la nourrir. Visiblement, il n'était pas très heureux de se retrouver là, et sa peur manifeste du fond de la pièce suscita la curiosité de l'inconnu, qui s'approcha. Beth se mit à grogner et cracher, provocant une vague d'air froid. L'homme ouvrit la caisse, libérant une fusée rose qui fila vers la sortie. Malheureusement, il n'était pas seul. Une magicienne provoqua un courant d'air, ralentissant Beth, tandis qu'un archer lui tira une flèche dans l'aile pour la clouer au sol.Tirant de toutes ses forces pour se dégager, la dragonne déchira son aile en poussant un cri empli de douleur. A peine fut-elle libérée qu'une caisse lui tomba dessus, l'enfermant à nouveau. Et ce qu'elle craignait arriva, les inconnus l'emmenant avec elle, dans l'intention de la vendre.
Beth fut secouée dans tous les sens durant le transport, avant que son porteur ne dépose la caisse dans la chambre d'une auberge. Elle était blessée, effrayée et épuisée.
Une femme entra dans la pièce. Les dragonappeurs hésitèrent, mais finirent par lui révéler la présence de la dragonne. La nouvelle venue se précipita sur la caisse, l'ouvrit, attrapa la bête par la peau du cou et entreprit de la soigner. Beth comprit assez vite, et se sentit étonnement apaisée dans ses bras. Il s'agissait d'une halfeline plutôt âgée, qui s'y connaissait suffisamment en créatures magiques pour comprendre qu'elle ne se trouvait pas face à un dragon ordinaire. Ses soins furent efficaces, et elle ne remit pas Beth dans la caisse, au grand soulagement de cette dernière. Si elle n'aimait pas ses dragonappeurs, la reptile accorda vite sa confiance à la dénommée Eneoch.
Le lendemain matin, Eneoch prit Beth dans ses bras pour aller déjeuner. La dragonne, affamée, mangea goulument, sous les regards curieux. L'halfeline la laissa à son assiette pour aller discuter un peu plus loin. C'est alors que Beth reconnu immédiatement la voix qu'elle entendit raconter qu'elle était à la recherche de sa sœur. Elle fonça se jeter dans les bras de Marly, qui l'attrapa au vol et la serra contre elle, n'en revenant pas. Les deux femmes complétèrent l'histoire en racontant chacune leur partie. Eneoch apprit ainsi qu'un artefact maudit avait causé cette transformation, et que les bandits leur étaient tombés dessus peu de temps après, tandis qu'elle expliqua que ses amis avaient retrouvé la dragonne dans un repaire de bandit. Marly décida de se joindre au groupe, songeant que leur voyage pourrait leur permettre d'enquêter, sa sœur et elle, sur un éventuel remède à la dragonification. Beth fut soulagée de parvenir encore à communiquer avec sa cadette, et la mit en garde de se méfier du reste du groupe.


La suite au prochaine épisode :p

Rôlement vôtre,
Lysemna

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