vendredi 29 mars 2013

Un jour par an

Miaou bonjour.

Connaissez-vous la proportion moyenne de SDF par habitant en ville ? Je pense qu'elle est relativement faible.
Je me disais donc, si chacun offrait à un SDF un hébergement, un repas chaud et une douche une journée dans l'année, ça ne coûterait pas grand chose. Ces personnes auraient ainsi la possibilité de vivre à peu près correctement et en meilleure santé. De meilleures conditions de vie leur faciliteraient certainement la tâche pour réintégrer une société qui actuellement les considère bien souvent comme des rebuts. Je pense que ça améliorerait également leur vie sociale et leur image. De plus les bénévoles en retireraient une expérience humaine et se rendraient peut-être davantage compte de la chance qu'ils ont d'avoir su s'intégrer dans la vie active. Je pense vraiment que tout le monde y gagnerait.

Cependant, mon pessimisme se demande si cela serait réalisable. Qu'en pensez-vous ? 
Il faudrait qu'au moins une personne donne de son temps pour organiser les jpa en fonction des disponibilités des bénévoles, et contacter les SDF intéressés.
Je me demande également si ceci aurait réellement du succès du côté bénévole. Pensez-vous que suffisamment de personnes seraient prêtes à héberger et nourrir un inconnu, ne serait-ce qu'une fois dans l'année ?

mercredi 27 mars 2013

Mon subconscient s'exprime. 2

Nous étions en TP dans mon ancien collège. Nous devions chauffer des ampoules avec des serviettes chaudes avant de les remplir en plusieurs fois d'une substance non identifiée. Vers la fin du TP, une jeune prof est venue me voir. Elle souhaitait me parler et me demanda de l'attendre devant sa salle. L'exercice terminé, je m'y rendis. 
Je m'arrêtai un moment devant la porte, puis mon regard fut attiré par la fenêtre de la salle adjacente, dont la porte était ouverte. J'y entrai donc pour regarder le paysage. C'est alors que la prof m'ayant appelée me rejoignit, et me montra une falaise dans laquelle un étrange bâtiment vert pâle était construit. Elle me demanda si je connaissais ce village, à quoi je répondis que non.

Nous voici donc toutes les deux dans le village observé plus tôt, devant le bâtiment vert. Il avait une allure encore plus étrange vu de près. Il paraissait ancien malgré la couleur verte, et le premier étage était circulaire et plus large que le rez-de-chaussée, si bien qu'on se demandait comment il avait résisté au fil des années. De hautes fenêtres rectangulaires parsemaient les façades. Certaines étaient impeccables, d'autres détruites. Le bâtiment semblait totalement vide. Mon accompagnatrice me révéla alors qu'il s'agissait de l'école dans laquelle elle avait étudié jadis. Je regardais un arbre auquel était suspendue une balançoire lorsque celle-ci disparu. Je clignai des yeux, toujours pas de balançoire. Avais-je rêvé ?
<< Il n'y avait pas une... commençai-je. >> Je m'interrompis en voyant le regard amusé de ma prof. Je me retournai vers l'arbre, la balançoire était à nouveau là.
<< C'est bizarre, j'aurais juré que la balançoire avait disparu, dis-je en regardant mon interlocutrice dans les yeux.
- Oui, c'est normal. Des choses disparaissent et réapparaissent souvent ici. Ce lieu est maudit. >>
Maintenant que le malaise était installé, je me rendis compte que malgré son aspect entretenu, le village semblait exempt de toute vie. Pourquoi ces jardinières étaient-elles impeccables alors qu'il n'y avait personne ni pour en profiter, ni pour les entretenir. Jardinières qui disparurent aussitôt. J'eus la fulgurante idée de toucher l'un de ces objets pour vérifier s'il existait ou ne provenait que d'une illusion, mais n'eus pas le temps de joindre le geste à la pensée.
<< Nous ferions mieux de partir, ça semble se rapprocher, expliqua ma prof. >>
La peur s'empara de moi, et nous courûmes en descendant la rue principale, puis nous engouffrâmes dans une ruelle. De part et d'autre, de jolies petites maisons devancées d'un jardin fraîchement tondu étaient toutes identiques. Le village avait changé de configuration, il semblait n'avoir plus entrée ni sortie.

En marchant dans cette ruelle, j'aperçus soudain un homme bouger devant une fenêtre. Il avait l'air réel. Je me précipitais à travers le jardin pour m'approcher de la fenêtre. Il n'était plus dans la pièce. Ma prof derrière moi, je tentai d'ouvrir la porte d'entrée. Comme je m'en doutais, elle n'était pas verrouillée. J'entrai donc, et trouvai l'homme dans la cuisine, agenouillé devant une femme sur le point d'accoucher, tous deux cachés derrière un comptoir.
<< Que faites-vous ici ? demandai-je.
- Ma femme va accoucher, je ne peux pas la laisser.
- Ne pouvez-vous pas la transporter ?
- Surement pas, c'est trop tard maintenant. Il faut faire silence, il se rapproche. Il ne faut pas qu'il nous entende. >>
Silencieuse, sa femme l'était étrangement pour une personne prête à donner la vie, ce qui se rapprochait devait vraiment les paniquer. Je n'osai pas demander de qui ou quoi il s'agissait. L'homme semblait terrorisé et incapable de s'occuper de l'accouchement de sa femme, ma prof s'installa donc près d'elle pour l'aider. Quant à moi, je m'accroupis en face d'eux.
L'homme nous fit signe de nous taire. Nous entendions en effet comme un sifflement. Nous regardâmes en direction de la fenêtre, craignant d'y voir apparaître quelque chose.
<< Si vous vous endormez, vous mourrez, nous avertit notre compagnon en chuchotant. >>
C'est alors que sifflement sembla passer juste devant la porte fermée près de laquelle nous étions. C'était dans la maison. Je ressentis alors une immense fatigue, ma tête était épuisée et voulait sombrer dans le sommeil. Un rapide coup d'oeil m'informa qu'il en était de même pour les autres. La femme enceinte semblait déjà en train de s'endormir, et la regarder me donnait envie de fermer les yeux. Je sentis alors les regards des deux autres posés sur moi. Non ! Quelque chose n'allait pas ! Ce sursaut sembla relancer mon cerveau qui tournait à toute allure. Comment se faisait-il que ces gens soient là tout en sachant que quelque chose les traquait ? Pourquoi être venus se risquer à venir ici, d'autant plus avec une femme enceinte presque à terme ? Comment une femme en train d'accoucher pouvait-elle si silencieuse ? Ils avaient peut-être un lien avec cette chose qui voulait notre, ou peut-être seulement ma mort ?
Et d'ailleurs, pourquoi tout semblait-il dépendre de moi ? Ma prof ne prenait aucune décision alors qu'elle connaissait les lieux. Et pourquoi m'avoir amenée ici ? Cela ressemblait fortement à un piège. Que se passerait-il si je leur posais directement ces questions, ou si je les menaçais ? Après tout peut-être n'étaient-ils que des illusions, je n'avais touché aucun d'entre eux pour m'assurer de leur existence.

Et je me réveillai.


lundi 25 mars 2013

"On ne nous dit pas tout !" (Roumanoff ?)

Miaou bonjour.

Le scandale du boeuf-cheval.

Je n'ai à priori rien contre le fait que l'on puisse manger de la viande de cheval. Après tout, c'est un animal comme un autre. Mais alors on ne peut en vouloir à d'autres de manger du chien ou du chat, ce sont des animaux comme les autres.
En revanche, vendre un objet sous une autre identité que la sienne, je ne trouve pas cela tolérable. Nous avons un système d'étiquetage qui force le maillon "transformation" de la chaîne alimentaire humaine à indiquer avec un minimum de précision les produits que nous ingérons. Nous sommes leur gagne pain, nous devrions avoir le droit, même l'obligation de savoir ce que nous achetons, ce que nous mangeons, ce à quoi nous contribuons ! Nous manquons d'informations !
Devenons-nous comme le bétail que l'on nourrit de la source d'alimentation la plus économique, voire des restes d'autres types de consommation, quitte à en faire des cannibales ? Cela ne suffit-il donc plus de traiter les animaux comme des objets, qu'on en vient à faire de même pour notre propre espèce ?
Combien de consommateurs connaissent l'origine de l'huile de palme, bien souvent masquée par l'appellation "huile végétale" ? Eh bien sachez qu'elle contribue à la déforestation de notre dernière forêt primaire, en plus d'être mauvaise pour la santé
Combien d'entre-vous se sont-ils demandé pourquoi la viande de veau est-elle le plus souvent vendue blanche, alors que celle de l'adulte est rouge ? Le veau possède une chaire blanche tant qu'il boit le lait de sa mère, la viande rougit par la suite lorsqu'il absorbe du fer en se nourrissant par lui-même. En conséquence de quoi, il n'y a pas si longtemps, l'élevage intensif français les muselait en permanence et les pacquait dans des box trop petits pour leur permettre de se coucher, dans l'unique but d'obtenir une masse plus importante de viande blanche. Des associations d'autres pays (notamment l'Angleterre) nous ont d'ailleurs pointés du doigt avant de découvrir que leur pays se débarrassait de leurs veaux en les envoyant chez nous... Depuis, des mesures ont été prises pour assurer au bétail des conditions de vie moins désastreuses...

Il est évident que nous ne savons pas ce que nous voulons. Nous croyons parfois le savoir, mais ce n'est qu'une illusion. Heureusement, des gens sont là pour s'assurer que nous ayons bien ce qu'ils savent que nous voulons.
Un beau jour, plus personne ne fera de courses. Des tuyaux alimentaires déboucherons au dessus de nos assiettes, et chaque jour aux mêmes heures, ils les rempliront d'aliments choisis par les grandes firmes, pour notre plus grand bien. Les rebelles incapables de voir la vérité serviront d'apport énergétique pour les gens biens.

jeudi 21 mars 2013

Mon subconscient s'exprime 1

Ma mère ayant toujours rêvé d'habiter un vieux manoir, elle en avait acheté un près d'un lac, isolé dans une petite vallée entre deux montagnes. Nous étions dans ce qui s'apparentait à une salle à manger, vide à l'exception d'une longue table en bois massif rectangulaire et de chaises assorties. Le plafond se perdait dans l'obscurité, et l'unique source de lumière était une ancienne baie vitrée, immense, bien que petite à comparaison de la pièce. Nous étions attablés, mes parents, ma soeur et moi, baignés par la lumière du soleil couchant, quand mon père se leva. Il s'approcha de la fenêtre et regarda le lac d'un air morne.
<< Vous connaissez l'histoire de ce lac, demanda-t-il ? >>
Face à notre silence et nos regards interrogateurs, il entreprit de la raconter.

Longtemps auparavant, un riche bourgeois vivait ici avec ses hommes de maison. Un jour, son jardinier aperçu depuis cette même fenêtre un mouvement inhabituel au bord du lac. Il sortit et s'y rendit. Il découvrit alors deux vaches en train de se noyer. On ne sait d'où elles venaient, mais elles étaient vraisemblablement tombées dans l'eau, et incapables d'en sortir. Il faut dire qu'il s'agissait d'un lac atypique : les bords étaient raides et abruptes, semblables à ceux d'une piscine. Le jardinier désemparé vit alors une vache poser la tête sur le rebord, imitée par sa compagne. Ensembles, elles poussèrent un long soupir, puis implosèrent. Elles avaient été victimes d'une crise cardiaque.

C'est alors que je me réveillai.

dimanche 17 mars 2013

Critiqueuz

Bonjour, bonsoir.

J'aime critiquer. J'ai besoin de critiquer, chercher les moindres détails anodins, les traces d'erreur ou d'omission. Je vais parfois jusqu'à critiquer à l'inverse de mes opinions, pour le simple plaisir de chercher la petite bête.
Je m'exerce peut-être à l'excès, cela dit je pense que ça aide énormément à avoir un esprit ouvert MAIS critique, capable de réfléchir avant d'intégrer des notions toutes pré-mâchées  Il me semble plus facile d'éviter la manipulation en critiquant à tout va.
Critiquer ses propres opinions donne également l’opportunité d'en trouver les failles et instabilités, les manques d'informations, les idées parfois préconçues qui nous avaient échappé.
Et puis rabattre le caquet d'une personne bornée persuadée de détenir l'absolue vérité est tellement plaisant.

Il arrive souvent d'entendre "Je suis quelqu'un de très ouvert !". Comme si cette simple affirmation se justifiait d'elle-même. Bien souvent l'on se rend compte que la réalité est tout autre. Tout un chacun se permet cette affirmation pour la simple raison qu'il partage les idées d'autrui qui s'est avant lui proclamé "ouvert d'esprit".

Je suis une tête de mule bornée et casse-couilles, néanmoins je fais de mon mieux pour élargir ma considération. Pour le côté chieuse, eh mais je suis née pour emmerder le monde, ne m'en demandez pas trop.

Cordialement mienne,

samedi 16 mars 2013

Les Geekettes

Bonjour, bonsoir.

Ce soir (ou plutôt cette nuit), je suis tombée sur cet article très engagé sur le Sexisme chez les geeks. Très engagé certes, mais néanmoins intéressant. J'ignorais jusqu'alors que certaines femmes souffraient à ce point du sexismes des geeks. Peut-être mon niveau est-il trop novice pour m'attirer la verves de telles perles de machisme.

Certains faits qu'elle dénonce méritent en effet que l'on y remédie, je pense essentiellement aux affaires de harassement sexiste que subissent des professionnelles. Il me semble que dans tous les cas cités, une autorité était présente et aurait dû intervenir. 
Mais les campagnes de pub... Certes elles contribuent à cette image de femme-objet, mais je pense que tout un chacun, s'il est suffisamment intelligent et critique sur les informations qu'il reçoit, doit être en mesure de juger ces campagnes en fonction de ses opinions. Si certains mégalomanes préfèrent aduler des héroïnes sur-sexualisées de jeux vidéos/comics ou autre, tant pis pour eux, ils ne seront peut-être jamais en mesure de se satisfaire de la réalité, qu'ils assument. Je suis d'accord lorsque MarLard parle de personnages difformes et non conformes anatomiquement parlant, mais si c'est ce que le public ciblé aime, et bien soit, peut-être cela l'amènera-t-il à avoir davantage de considération pour les réels handicapés. (Ok je suis un peu trop optimiste)

Quant à mon expérience du sexisme geek, du haut de mon petit niveau de joueuse de mmorpg entre autre, j'ai eu l'occasion d'atteindre des niveaux de jeu corrects, voire bons. Au cours de mes très nombreuses heures passées sur des jeux en communauté, il m'est en effet arrivé de rencontrer quelques remarques déplacées. Mais il m'a jusqu'à présent toujours été très facile de les balayer d'ignorance ou d'une pointe d'humour. Je ne me suis encore jamais sentie harcelée. Plus que cela, certains de mes coéquipiERS souffrent souvent davantage de remarques haineuses ("noob", "go delete", "son of bitch", "suck my dick" respectivement "nul", "supprime le jeu", "fils de pute", "suce ma bite", liste non exhaustive), en général en réponse à leur comportement en jeu. Et ceci même lorsque je précise appartenir au genre féminin. Ce genre de révélation m'attire parfois un "tits or gtfo" (têtons ou casse-toi) sans suite ni réelle volonté de me nuire.
A contrario, sur d'autres mmorpg, il m'est arrivé de rencontrer de la discrimination positive, mais pareil, jamais poussée à l'excès. Cela n'a jamais nuit à mon expérience de jeu.

Je ne connais bien évidemment pas toutes les communautés geek, et n'ai jamais attiré les foudres des machistes qui en font partie en les provocant, mais je me demande tout de même si MarLard n'exagère pas en cherchant à tirer de certains évènements des conclusions généralisées.