lundi 16 décembre 2013

La Biouniformité.

Miaou bonjour,

Aujourd'hui encore, un coup de gueule. Et encore une fois, il concerne le monde agricole, et Monsanto n'est pas innocent. (Ils vont finir par devenir ma bête noire, je crois bien)

Les agriculteurs ont coutume de réutiliser des graines de leurs propres récoltes pour resemer les années suivantes. Cela leur garanti une certaine autonomie, ainsi qu'une adaptation progressive des plants à leur milieu de culture. Cela nous garanti aussi une diversité de récoltes suffisante pour espérer qu'une espèce ne succombe pas totalement en cas d'apparition d'une épidémie.

Eh bien, désormais, ça ne sera plus possible. Depuis le 20 novembre, les agriculteurs ne sont plus autorisés à resemer leurs propres semences ! Finie l'autonomie économique, finie l'adaptabilité régionale, finie la biodiversité ! Tout ceci à cause d'un "brevet" sur le vivant, dans le but de protéger les créateurs des semences. (Admettez que dans le cas d'un agriculteur qui resème ses propres semences depuis des lustres, cette notion de propriété devrait être remise en question, l'espèce ayant commencé à s'adapter...)
J'aurais dû écrire sur ce sujet bien plus tôt. J'étais déjà tombée sur un article du Monde de 2011 (que je vous recommande de lire) traitant de la question, mais l'ai abandonné dans un coin de ma tête.

Après l'interdiction d'utiliser des anciennes semences, nous montrons une fois de plus notre envie de tout contrôler en bridant encore davantage la biodiversité.
Bref, je crains pour notre avenir. Avec cette dominance agronomique, il suffira d'une seule menace pour compromettre la survie de millions de personnes. Les maîtres du monde savent-ils que la vie est une résultante de la diversité, qu'elle en est faite et en dépend ?

lundi 9 décembre 2013

Le temps des éléphants

Miaou bonjour,

Je vous avais déjà parlé dans un précédent article de la recrudescence du braconnage des éléphants et rhinocéros, qui avait atteint de sanglants records en début d'année 2012 avec notamment le massacre de plus de 50% des éléphants de l'une des plus grandes réserves de pachydermes, à savoir le parc Bouba N'Djida,. Ce qui nous a accordé un autre record conséquent, à savoir celui de la plus grande quantité d'ivoire saisie depuis des dizaines d'années. En cause : la culture de certains pays asiatiques confère des propriétés prodigieuses à l'ivoire et la poudre de cornes de rhinocéros, cette dernière étant pourtant principalement constituées de kératine, une substance également présente dans nos ongles et cheveux. 
Faute de réaction de la part des autorités internationales, les parcs victimes du braconnages n'avaient d'autre choix que de lutter à l'aide de leurs maigres moyens (envoyez donc 3 gardes défendre un troupeau contre une armada de braconniers pourvus d'armes automatiques), d'attendre un miracle, ou procéder à la mise en oeuvre de méthodes pour le moins controversées, tel l'empoisonnement des cornes de rhinocéros à Sabi Sand. Mesure bien moins adaptée aux éléphants.

En ce début décembre cependant, le sommet sur la protection des éléphants au Botswana s'est soldé par la signature d'un plan d'urgence contre le braconnage et le trafic de l'ivoire. (Urgence plus d'un an et demi plus tard, soit dit en passant.) Parmi les mesures prises : le renforcement des peines encourues, la sensibilisation des populations vivant avec les éléphants ainsi que des stratégies pour influencer le comportement des consommateurs.
Alors c'est bien gentil tout ça, mais les populations qui vivent avec les éléphants se trouvent généralement dans une situation de précarité. Allez donc dire à un homme qu'il ne doit pas aider les braconniers à localiser des bêtes qu'il considère dangereuses en échange d'un peu de viande gratuite pour nourrir sa famille !... De plus, vous ne pensez pas que les parcs concernés ont déjà depuis longtemps pris l'initiative d'expliquer l'importance de sauvegarder les éléphants à la population locale ? Ils seraient restés là à constater le massacre en se tournant les pouces ? Quand aux "stratégies pour influencer le comportement des consommateurs", j'aimerais bien savoir de quoi il en retourne. De l'information, du genre la vérité, aurait peut-être eu de bons retours. Mais l'emploi des mots "stratégies" ayant pour but "d'influencer" me taraude quelque peu... Ils pourraient tout aussi bien "influencer" les consommateurs à ne plus consommer de poudre issue du trafic illégal, tout en omettant de parler du matériel confisqué, s'assurant un entrée d'argent, que ça correspondrait tout à fait à la description. On veut du concret.
Et puis, d'après 7sur7, il semblerait que pour le moment seuls 6 pays sur les 30 présents auraient déjà signé...
Enfin, j'aurais bien aimé trouver autre chose que des articles tous copiés/collés les uns des autres. Cela ne fait que souligner le manque d'informations réelles et le fait que leur urgence prenne bien son temps pour ramer.

lundi 2 décembre 2013

Raconte-moi une histoire 3 : Histoire de violon

Il était un talentueux violoniste. Ce jeune homme, trentenaire, désespérait de trouver compagne à son cœur. Cet effet n'était qu'accentué par son talent, car en effet, il était très prisé par les jeunes damoiseaux en pleine conquête, et connu pour ça. Pour ainsi dire, s'il se mettait à jouer dans un restaurant, toutes les demoiselles rivaient leur langoureux regard vers leur prétendant, s'attendant à être l'heureuse élue. Sa musique était même considérée comme l'un des plus romantique cadeau possible dans sa ville de résidence.
Ce pauvre homme ne cessait de souffrir de ces manifestations d'affection. Il finit par considérer son instrument comme son seul réel compagnon. Il lui arrivait de se persuader qu'il avait une chance incomparable de posséder une telle communion avec la musique, et qu'il était parfaitement stupide qu'il se sente affecté par des histoires d'impulsions fragiles et éphémères. Car il s'avère qu'il disposait d'une autre capacité surprenante : il se souvenait parfaitement des personnes pour lesquelles il jouait, et cette mémoire lui avait permis de constater à multiples reprises qu'une majorité des couples finissait par se défaire. Fréquemment, il recroisait l'une ou l'un, marchant seul dans la rue, l'air morose, ou aux bras d'une ou d'un autre, ou encore en larmes certaines fois.
Avec le temps, il se fit sa propre idée de l'amour. Une pulsion plus ou moins puissante et périssable. Une force éphémère, suivie bien souvent d'un profond sentiment de manque et de tristesse dans certains cas, un manque comblé par du vide, et remplacé facilement dans d'autres, ou parfois même un moyen d'obtenir des faveurs. Aucune de ces catégories ne l’enivrait, pour autant il ne pouvait se débarrasser du sentiment de solitude qui l'habitait.
Alors il continuait à jouer, pour gagner sa vie, se rassurant en catégorisant les gens et anticipant la suite de leur histoire. Ce soixantenaire plein aux as  était-il aveugle au point de compter sur la fidélité de sa jeune compagne superficielle et vénale à souhait ? Et qu'avait donc de particulier cette timide jeune femme pour croire être l'unique aux yeux de ce Don Juan incontesté ? C'était déjà la troisième fois qu'il jouait pour lui ce mois-ci, et nous n'étions que le 17. Encore des larmes en perspective, dans hm... 2 jours, avec un peu de chance.
Parfois, il se sentait comme un proxénète, gagnant son pain en faisant tomber le coeur de fragiles demoiselles dans les mains d'un homme en manque d'autre chose. Son visage frustré lui donnait alors un air particulièrement concentré, et il jouait avec d'autant plus d'acharnement.

Son temps libre ne l'aidait pas à avoir une meilleure opinion de lui-même. Il en passait le plus clair à jouer, isolé dans sa petite maison lugubre aux rideaux à peine entrebâillés. Il ne les ouvrait ni ne les fermait jamais. Il vivait en permanence dans cet environnement sombre et sans couleur, se nourrissant de boîtes de conserve et de céréales qu'il se faisait livrer. On peut dire qu'il n'aimait pas beaucoup les gens, son succès n'en étant que plus surprenant.

Il se leva, au matin du 18. Il se servit un bol de céréales et s'installa sur son sofa, encore en caleçon, pour vérifier ses mails tout en mangeant. Trois nouvelles commandes, dont une pour le soir même, du même Don Juan que la veille. Vraisemblablement, certains le croyaient à leur disposition. Il n'avait cependant rien de prévu pour la journée, et se fichait pas mal du comportement égoïste de ses clients - de toute façon, il ne les aimait déjà pas de base - il accepta donc la requête, réclamant cependant une paye double pour cette commande au dernier moment. Il afficha un sourire cynique en se disant qu'il avait été un peu trop optimiste en estimant que la timide de la veille aurait 2 jours pour en profiter. Le client accepta.
Il abandonna son ordinateur portable et son bol encore à moitié plein, attrapa son violon et commença à jouer. Il leur servirait la même mélodie qu'hier, de toute façon, son client s'en fichait pas mal.

Le soir venu, il prit une rapide douche, s'habilla, et pris son temps pour lustrer son violon avant de se mettre en route. Le rendez-vous se situait dans le même restaurant que la veille, et à la même heure. Il arriva en avance, repéra son client, et s'installa dans l'entrée pour patienter, de sorte que le Don Juan puisse le voir et l'appeler quand il lui siérait, tout en évitant le champ de vision de sa proie. D'autres l'avaient remarqué, et certaines femmes étaient déjà toutes émoustillées de l'apercevoir.
Le signe arriva, notre musicien sortit son instrument, et commença à en jouer, tout en marchant lentement vers le couple. La demoiselle se retourna, un sourire amusé en coin, puis se remit en place pour finir de manger. Le violoniste eu l'impression qu'elle pensait qu'il jouait pour un autre couple. Les autres jeunes femmes attablées en couple avaient les larmes aux yeux, et se montraient plus ou moins déçue et jalouse de constater qu'elles n'étaient pas la cible de cette mélodie. Il arriva enfin à côté de la compagne de son client. Celle-ci le regarda en sursaut, puis, avec une expression outrée, se leva, gifla notre Don Juan - arrachant un sourire à l'artiste -, avant de ramasser son sac et s'en aller. Les hommes alentours furent partagés entre la compassion et la moquerie, tandis que la majorité des femmes se montraient outrées par le comportement de cette furie.
Le musicien demanda son paiement au client pour pouvoir prendre congé, ce qu'il eut du mal à obtenir, le jeune homme prétextant qu'il avait mal joué, provocant le désastre.

En rentrant chez lui, le violoniste s'arrêta sur un petit pont dans un parc vide de monde pour y jouer un air en toute tranquillité. Il ne put cependant pas profiter longtemps de cette quiétude, un couple l'ayant aperçu s'approchant pour se bécoter. Il écourta donc son morceau pour rentrer chez lui, à l’abri derrière ses murs.

Installé sur son sofa, il repensa à sa soirée. Ce n'était pas la première fois qu'une demoiselle giflait un homme sous ses yeux, mais l'expression de cette furie là l'avait marqué. Il chassa cette image de son esprit et entreprit de regarder un film.

lundi 25 novembre 2013

C'est goûtu.

Miaou bonjour.

Depuis juin dernier, je suis devenue végétarienne. En partie par goût, je n'ai jamais été très fana de viande et poisson, mais essentiellement par principe. Vraisemblablement, le concept de se priver "par principe" semble poser quelques problèmes de compréhension à nombre de personnes, qui me rétorquent et me "prouvent" par A+A que c'est complètement stupide. Généralement, il est très difficile de répondre à des personnes qui vous assomment de leur verve et ne vous laissent pas le temps de vous exprimer. C'est pourquoi je compte bien détailler les raisons de ce choix ici.

Très nombreux sont ceux qui, récemment, ont vu passer l'article de Pénélope Bagieu sous forme de bande dessinée, en faveur de la pétition contre le chalutage profond (que je vous conseille très vivement de signer si ce n'est déjà fait). La miss explique que cette méthode de pêche déficitaire consiste à ramasser tout ce qui passe, pour au final ne conserver que trois espèces de poissons n'ayant rien d'exceptionnel et peu prisées. Un énormissime gâchis en perspective, avec une utilisation outrageante de nos impôts, puisque les primes sont la seule ressource qui leur permette de persister. Autrement dit, on leur donne de l'argent pour qu'ils puissent continuer à ramasser pour rejeter. Quelle productivité !
Malheureusement, cette méthode de pêche est loin d'être le seul problème causé par la surconsommation de poisson. Non seulement notre population croît, mais en plus elle consomme de plus en plus. Et notre système fait que nous avons tendance à vouloir produire encore plus que ce que nous consommons, histoire d'être certains de pouvoir couvrir la demande, quitte à jeter le surplus. Résultat, nous prélevons trop de poissons pour que leurs populations puissent se reconstituer. Pour répondre à ce problème, notre législation protège nos côtes, mais seulement elles. En effet, au-delà de 200 miles, les océans n'appartiennent à personne, et sont donc libres d'être pillés à souhait. Sans parler des problèmes causés par les accords de coopérations signés entre les géants du milieu et une majorité des pays en voie de développement. Ces derniers ont obtenu des subventions utiles à leurs états, cependant les pêcheurs locaux n'ont plus qu'à subir les conséquences de l'exploitation intensive de leurs côtes...

Ensuite, le végétarisme concerne également, et même principalement, la non consommation de viande. Pourquoi la viande ? Messire Alexis Koleszar en a lui aussi résumé les principaux arguments à l'aide d'une bande dessiné, qui, bien qu'elle n'ait pas autant pullulé que celle de Pénélope, est tout aussi bien expliquée.
Pour répondre à l'augmentation de la consommation de viande mondiale, nous avons développé l'élevage intensif. Vous n'êtes certainement pas sans savoir que ces pratiques posent davantage de problèmes qu'elles n'en résolvent. Eutrophisation des eaux, émanations de gaz à effet de serre (méthane, mais également dioxyde de carbone), consommation en eau faramineuse, problème d'espace en partie dû aux cultures nécessaires pour nourrir toutes ces têtes,... tant de choses qui nous encourage à nous interroger sur le réel intérêt de cette pratique. Effectivement, le calcul est vite fait : si l'on utilisait les cultures exploitées pour nourrir toutes ces bouches pour nous nourrir nous-même, on aurait besoin de vachement moins de place !

Alors c'est bien beau de dénoncer tout ça. On pourrait dire qu'on n'y peut rien, que ce n'est pas nous qui choisissons, qu'une personne qui fait l'impasse sur la nourriture carnée ne fera qu'un peu plus de gâchis. Erreur ! Qui paye des impôts ? Qui détermine la rentabilité d'une filière ? Qui, par son comportement, influe les décisions marketing, les promesses politiques (pas toujours tenues, certes), un peu tout en somme ? Nous ! Vous et moi ! Et tous ces petits gens qui ont l'impression d'être impuissants, de ne jouer aucun rôle dans tout ce genre de procédés. Pensez-y bien, si la consommation de viande ou de poisson diminue ne serait-ce que de 20%, ça fera quand même une grosse grosse part de gâchis en plus, et ça sera forcément visible sur les fiches de rentabilité des gros industriels. Si vraiment seul le profit les intéresse, alors réduisons celui qu'ils font sur des procédés qui nous hérissent les poils.

Je ne vous incite pas à devenir végétarien, j'aimerais juste que vous preniez conscience de l'impact qu'une multitude de petits riens peuvent avoir. Utopique ou non, je suis végétarienne par principe.

dimanche 20 octobre 2013

Mon subconscient s'exprime. 4

J'étais à un concert d'une chanteuse énigmatique que j'admire. Je me situais dans la fosse, à droite, pas très loin de la scène. Pour une raison qui m'échappe, elle invita un vigile à m'emmener derrière les rideaux, de l'autre côté de la scène. Je montai donc et l'y suivis. Derrière ces épais draps de velours bleu sombre, le sol était constitué de lattes de parquet qui ne cachaient pas leur age. La "pièce" à l'atmosphère feutrée était plutôt vaste, et, contre toute attente, peu encombrée. Seuls quelques appareils que j'apparentai à la gestion du son étaient entreposés contre les murs, et quelques pièces de costumes abandonnées à même le sol. Le vigile me laissa là et redescendit. J'entendais la musique, et un rai de lumière entre les rideaux me donnait un aperçu des effets lumineux joués sur la scène. Plusieurs minutes s'écoulèrent, durant lesquelles je me demandai un peu ce que je faisais là, puis elle entra, laissant derrière elle une ovation. Nous échangeâmes quelques mots, elle m'expliqua qu'elle avait ressenti l'envie de me parler. Mais elle étancha sa soif et dû vite retourner sur scène. Quant à moi, je restai là, attendant patiemment debout. Ses allers-retours à mes côtés étaient rythmés par le scénario de son spectacle, mais plus ils se multipliaient et plus ses visites semblaient se prolonger. Elle repartait pour la cinq ou sixième fois lorsqu'un accessoiriste vint à ma rencontre.
Il s'agissait d'un homme d'une soixantaine d'année, plutôt petit et très bavard. Il me parut tout de suite familier, mais je fus incapable de me souvenir d'où je le connaissais. Lui-même se comportait comme si nous avions déjà longuement échangé plus d'une fois. Il me fit remarquer que je devais m'ennuyer, à attendre seule ici. De plus, il semblait que me faire attendre déconcentrait la chanteuse. Il m'invita donc à boire un verre à la cafétéria, ce que j'acceptai, sans cesser de me demander la raison de ma présence ici. En chemin, je me rendis compte que j'avais posé mon sac derrière la scène, et n'avais donc pas sur moi de quoi payer. Je n'eus pas besoin de m'exprimer pour qu'il le remarque et n'insiste pour m'inviter gracieusement. Je n'osai pas refuser.
Nous discutâmes un long moment assis à une petite table. Ce petit bonhomme avait énormément de choses à raconter, notamment sur ses innombrables voyages à travers le monde. J'étais maintenant certaine de l'avoir déjà croisé, mais toujours incapable de me rappeler où ni en quelles circonstances. J'ignore combien de temps s'était écoulé lorsqu'il regarda sa montre, m'informa que le concert devait bientôt s'achever, et me proposa de me ramener derrière le rideau. Nous retournâmes donc dans la pièce au parquet vieilli et à l'atmosphère calfeutrée. Visiblement, il avait raison, la musique s'arrêta malgré une ovation qui semblait ne jamais tarir. Il me tint compagnie en m'observant jusqu'à ce que la chanteuse revienne, pour la dernière fois de la soirée, derrière ces fameux rideaux bleus. Elle le salua d'un sourire et le remercia avant qu'il ne parte.
Nous discutâmes un petit moment toutes les deux, pendant que de nombreuses personnes s'afféraient en tout sens. Malheureusement, elle dû vite me demander de partir, en réponse aux regards réprobateurs de son personnel, car ils devaient terminer de tout ranger et préparer pour le concert du lendemain. Elle m'invita cependant à revenir la voir ici après le prochain concert, et me promit qu'elle aurait davantage de temps à m'accorder. Je m'inquiétai du fait que les vigiles ne me laisseraient certainement pas entrer, et encore moins sans billet, en réponse à quoi elle me demanda mon numéro et me donna le sien, avant de me promettre de me faire part de l'organisation de notre prochaine rencontre rapidement. Elle me demanda également si j'avais un endroit où loger. J'eus dû avoir la mine déconfite en réalisant que non, car elle interpella immédiatement un vigile et le chargea de me trouver un hôtel. Je le suivis donc dans la rue. 

Il s'avérait qu'un hôtel abordable se situait justement à quelque centaines de mètres de la salle de concert. Il me l'indiqua dès qu'il fut visible, j'eus donc tout le loisir de l'observer pendant que nous approchions. A une fenêtre, je reconnus le style de dessin très familier d'un poster. Une fois à l'accueil, surprise, la seule chambre libre se situait dans le corridor de l'auteur du poster en question. Contre toute attente, il répondit à la demande de l'hôtesse de venir à l'accueil. Il me jaugea rapidement, ne sembla pas me reconnaître - sans surprise -, mais accepta que je partage le corridor de son groupe d'amis sans rien demander de plus.
C'est ainsi que je passai une petite soirée amicale en compagnie de l'un de mes dessinateurs préférés tout juste rencontré ainsi que ses amis. Ils m'invitèrent à me joindre à leur partie de Mario Kart, puis nous terminâmes la soirée au Monopoli. Ils me proposèrent de choisir une chambre du corridor, dans laquelle j'étalai mes dessins fraîchement offert par le dessinateur avant de m'allonger sur l'un des lits. Je repensais à cette improbable soirée, me demandant si je n'avais pas rêvé, lorsque je m'aperçus que je ne savais plus ce que j'avais fait du numéro de la chanteuse. J'imaginai qu'elle avait peut-être déjà oublié sa promesse... C'aurait été la chose la moins surprenante de la soirée. Puis je me demandai encore s'il ne s'agissait pas là d'un rêve... 
Avant de me réveiller pour de bon, perplexe et un peu déçue.

"Si d'aventure, je quittais terre... Tu es mon sang, mon double aimant, mon ADN."

lundi 7 octobre 2013

Revers de gènes


Miaou bonjour !

Je suis assez peu présente en ce moment, faute à un emploi du temps plutôt chargé, et vous présente mes excuses pour ces longs silences.
Aujourd'hui, je vais vous parler d'une information que j'ai relayée il y a quelques semaines déjà, et que je souhaitais exposer plus amplement ici, à savoir une gaffe d'un géant connu pour ses OGM et produits dangereux pour l'environnement. (Vous aurez bien évidemment tous reconnu Monsanto.)

J'ai par le passé déjà fait part de mon avis concernant certaines actions menées par le géant. Aujourd'hui encore, le célèbre Roundup dont ils sont si fiers pose quelques problèmes. Il faut savoir que ce produit nécessite que les plantes traitées soient renforcées à l'aide d'un gêne de résistance à certains de ses constituants, il s'agit dont de plantes OMG(Je ne suis pas anti-OGM, simplement je pense que leur utilisation devrait être bien davantage réglementée.)
Pendant longtemps, l'un des arguments des anti-OGM (tout du moins anti-plantes OGM, car on a tendance à en oublier les autres usages parfois fort intéressants, notamment en médecine) était la crainte qu'à force de jouer avec la génétique, un gène de résistance soit transmis à une autre espèce. Hypothèse immédiatement rejetée par les chercheurs de Monsanto, mais néanmoins devenue réalité.

Photo d'une amaranthe

C'est ainsi qu'une espèce d'Amarante pose de très gros problèmes aux agriculteurs utilisant le couple semences/Roundup du géant. La coquine naturellement invasive aurait vraisemblablement récupéré le gène de résistance à l'herbicide, s'assurant un avantage sélectif indéniable, d'autant plus qu'aucune autre espèce ne lui oppose de concurrence puisqu'elles sont détruites. Certains agriculteurs se voient donc forcés d'abandonner les OGMs, voire leurs parcelles. Finalement, ainsi que le fait remarquer l'article des Moutons Enragés, voici un cas où la nature se défend mieux que nous  ne la protégeons.



Graines d'amaranthe

L'ironie, c'est qu'elle présenterait même de meilleures qualités nutritives que le soja, notamment en terme de protéines. La nature n'est quand même pas très "rancunière" pour se défendre en nous offrant mieux (de force, certes). Pourtant, je n'ai nulle part trouvé l'évocation de projets concernant une potentielle culture de cette plante... Malgré une utilisation historique par les Aztèques et une foule de recettes déjà existantes.


C'est tout pour aujourd'hui. A bientôt mes choupinous !

mardi 10 septembre 2013

El unico fruto del amor

Miaou bonjour les gens !

Me voici déjà de retour ! Moi qui m'attendais à rester isolée de toute communauté en ligne pendant un bon mois, je suis très reconnaissante à Free d'avoir abrégé ma -euh- pause. Encore un article 3615mylife à l'horizon, mais je vous promets de revenir très bientôt m'attaquer à un gros monopolisateur sur le dos duquel j'ai déjà cassé du sucre auparavant.

A peine ouverts certains programmes de discussion instantanée et sites communautaires, on me demande déjà si j'ai réalisé mes objectifs. Donc en effet, j'ai validé plusieurs quêtes, en ai échangé d'autres et ai même fait des annexes ! Mais j'attends toujours la petite musique pour me signaler mon lvl up. Allez-euuuh :(
Pendant cette première semaine, j'ai donc appris que faire mesurer une tache de 5mm par un npc coûte 30po, que les médecins de Tours ont le skill pour injecter le vaccin de la fièvre thyphoïde sans passer par un service hospitalier, que sur un marché, là où il y a du monde = là où c'est bon (et inversement), que le hasard et mon téléphone me mènent souvent devant la boutique Lush, que je vais devoir me contenter de manger des flocons de tofu séché tous les jours si je ne trouve pas une autre boutique bio, que mon incapacité à gonfler les pneus de mon vélo était due à leur crevaison, que courir avec des semelles trop fines ça peut faire très très mal aux pieds (je souffre depuis 3 jours), que le début de Breaking Bad est bien WTF comme j'aime, et que pour supprimer le goût de chlore de l'eau il suffit de le laisser s'évaporer quelques minutes à l'air libre. (Et les carafes Brita, c'est le mal)(N'est-ce pas Antoine ? :p)(En plus, leur site fait super peur !)(Je ferai peut-être un article là-dessus si j'ai le courage.) 

Ah et oui, si jamais vous entendez parler d'une touffe agressant les gens à coup de banane, il se peut qu'il s'agisse de moi :D

(Si vous tenez à votre santé mentale, ne cliquez pas sur l'image.)

vendredi 30 août 2013

Revoyure

Miaou bonjour les gens !

J'aurais bien aimé vous pondre un article passionnant conclu par un au revoir, mais faute de temps, je me vois forcée de zapper la première partie.

Certains d'entre-vous le savent déjà, j'emménage demain matin à Tours dans le cadre d'une nouvelle année d'études. Aujourd'hui fut une journée riche en remplissage de cartons (oui, je m'y prends un peu au dernier moment), petites courses de dernière minute (oui, je sais), ainsi que quelques trucs jusqu'alors reportés par flemme (je vous proute-euh !).
Hypolite-Raphael
Demain, départ à 6h (du matin, oui oui). Du coup debout à 4h30 pour avoir le temps de préparer Hypolite-Raphael. Vous conviendrez donc que je n'aurais probablement pas été en mesure de vous pondre un quelconque article.


Dans la journée, nous allons enchaîner entre 3 et 4 heures (si tout se passe bien) de route à deux voitures, un état des lieux, un montage de cartons au troisième étage sans ascenseur, une location de camionnette, des courses pour meubler un peu mon futur chez-moi, un montage de meubles jusqu'au troisième étage sans ascenseur, des courses pour subsister dans mon futur chez-moi, un montage de courses sustentatrices jusqu'au troisième étage sans ascenseur, et, si on en a le courage, un petit repérage du quartier. Parce que mine de rien, je ne me suis rendue dans cette ville que deux fois et n'ai pas trop eu/pris le temps de visiter.
Dimanche, repos solitaire, déballage de cartons, et lutte contre l'ennui à coup d'identification de plantes pour mon herbier, avant la rentrée lundi.

J'ai bien évidemment fait une demande auprès d'un opérateur pour avoir internet, mais ma prédécesseure n'ayant apparemment jamais eu ni internet, ni téléphone, (et moi-même m'y étant, encore une fois, prise un peu à la dernière minute) (chut !), il faudra sans doute un peu de temps avant que je ne puisse reprendre contact avec le monde virtuel.


Chaussures fautives
Je compte donc profiter de cette période pour effectuer quelques missions dans la vraie vie ! Au programme : faire ma rentrée et aller en cours (tais-toi ggtk)(et toi aussi ma femme)(et toi aussi Raiko), trouver un médecin pour lire le résultat de mon vaccin lundi soir au plus tard, m'inscrire à un truc de sport pour ne pas avoir pris leur pack sport pour rien, recherche d'un magasin bio pour me procurer mes protéines végétariennes, recherche d'un marché pour me procurer des vitamines et fibres, choper un rendez-vous au service des maladies infectieuse pour un autre vaccin dont j'ignorais jusqu'alors l'existence (j'en ai marre des piqûres), trouver la boutique Lush pour garder le contrôle de ma crinière rebelle, promenades/courses à vélo pour la forme (n'ayant pas la place d'emmener mon elliptique chéri, snif), trouver le point relais dans lequel les chaussures qui m'ont faite craquer atterriront, rattraper une partie de mon retard en visionnage de séries et films, et surtout, tenter d'entrer en contact avec les humanoïdes locaux et peut-être enfin up mon skill vie sociale au lvl 1 ! Tout cela en priant d'être là lorsqu'on me livrera ma box.

Bon, je crois qu'il est temps de vous souhaiter une bonne rentrée/reprise de boulot/de bonnes vacances pour ceux qui y sont encore/seulement, et de vous dire à très bientôt j'espère ! Une pluie de bisous pixels pour vous mes choupinous.

lundi 26 août 2013

Une fleur à la mer

Miaou bonjour.

Constatez que j'ai mis la même
image que partout ailleurs
Aujourd'hui, c'est la deuxième fois que je tombe sur un article présentant les Cigg Seeds : des filtres à cigarettes "biodégradables" pourvus de graines de fleurs des champs, pour mettre un peu de gaieté sur notre bitume. Les articles vantant ses mérites fleurissent. Cependant, très peu citent leurs sources, et surtout, je n'ai trouvé qu'un seul article semblant se poser de réelles questions sur le sujet.

Tout d'abord, discutons donc de cette "biodégradabilité". A aucun endroit je n'ai trouvé le temps de dégradation estimé. Donc c'est bien joli d'enfermer des graines dans des filtres, mais s'ils mettent quand même 2 ans à se dégrader, il n'est pas certain que la petite subsiste jusque là.

Dans un second temps, puisque aucun test n'est mentionné nulle part, je pense être en droit de me demander si la graine survivra à la fumette. Parce que bon, une graine, ça reste un petit machin sensible à la chaleur, l'humidité et la composition de l'air. Donc la soumettre à une violente variation de ces paramètres, même temporaire, risque de compromettre son intégrité, non ?

Ensuite, la probabilité pour que le mégot soit jeté dans un environnement viable au développement de cette petite chose me paraît plutôt faible. La majorité des populations humaines vit en ville, et les fumeurs jettent leurs mégots sur le bitume. Imaginez donc une pauvre petite graine de fleur des champs, faite pour se développer dans de grands espaces verts peu pollués, qui se retrouve sur du béton, affaiblie par un flux d'air chaud et toxique de plusieurs minutes. Je doute qu'elle ait de grandes chances de germer, et encore plus de donner une plante adulte sans terre à disposition !
Concernant les fumeurs campagnard, eh bien les fleurs des champs sont capables de s'y développer toutes seules et bien mieux sans l'intervention divine d'un mégot.

Autre chose encore, supposons que quelques mégots dont les graines n'ont pas été trop altérées atterrissent miraculeusement dans un grand espace vert assez peu pollué. Citez-moi des exemples de grands espaces verts relativement peu pollués en ville ? Les parcs, mouais, autre chose ? Non ?
Ah ben oui, c'est bien dommage, mais les seuls lieux propices au développement de ces graines en ville, ce sont les parcs (ou éventuellement des rond-points fleuris). C'est bien joli, mais je doute que les communes et leurs agents d'entretient soient particulièrement ravis de voir fleurir des plantes non prévues dans leurs belles pelouses.

Enfin, il est omis absolument partout qu'une graine ne peut germer tout le temps. Car non, une graine, ça ne germe pas en toute saison ! Dommaaaage ! Ça réduit encore de trois quarts les probabilités déjà très faibles qu'une fleur montre le bout de son pistil dans un lieu où elle serait probablement indésirable.

En conclusion, à mes yeux il s'agit juste une pseudo-excuse à la con pour ne pas sensibiliser les fumeurs aux questions environnementales, et pire que ça, leur donner bonne conscience sur de faux prétextes. Merci Ben Forman de nous prouver encore une fois que les industriels n'ont aucune réelle notion d'environnement. L'intention était sympa sinon, mais la prochaine fois, il serait peut-être sage d'en parler avec de vrais professionnels environnementaux avant d'exciter tous nos médias.

samedi 24 août 2013

Vous prendrez bien une coupe ?

Miaou bonjour.

Tout d'abord, je préfère prévenir mon lectorat masculin que cet article parle de choses de la vie dont il ne se sentira pas forcément concerné. Aussi je ne lui en tiendrai pas rigueur s'il ne s'y intéresse pas outre mesure.
Car aujourd'hui, je vais vous parler des Coupe Menstruelles (Remballez vos "beurk", bande de sagouins !), et plus précisément de ma toute première expérience avec ce dispositif.

Etant relativement sensible aux questions environnementales, il était naturel que je m'y intéresse. Est-il utile de rappeler la quantité astronomique de déchets générés par l'industrie de l'hygiène féminine ?
Si au départ, l'idée de tenir une petite coupe remplie du sang plus ou moins fluide sortant de mon vagin m'était peu ragoutante, j'ai quand même pris le temps de me renseigner. Le côté insertion n'était pas non plus pour m'encourager, étant plutôt mal à l'aise avec ce genre de manipulation et ignorante de mon anatomie interne. (Oui, j'ai suivit les cours d'anatomie génitale, sans doute plus en détail qu'une majorité d'entre vous, cependant ça reste terriblement théorique, "normalisé" et imprécis.)  

Et puis j'ai rapidement découvert le site EasyCup, tenu par une communauté francophone d'utilisatrices de coupes menstruelles. Une véritable mine d'informations, importantes comme anodines, que je conseille à toute personne un tant soit peu intéressée par le sujet. Si vous voulez mon avis, il n'est même pas indispensable de chercher d'autres sources d'informations, ce qui est rare. (Excepté pour la question "Pourquoi devoir vider la coupe au minimum toutes les 12h ?" à laquelle personne ne semble savoir répondre...)

L'un des premiers problèmes rencontrés lors de l'acquisition d'une coupe menstruelle, c'est le choix. Il en existe une multitude de marques, avec des rigidités, formes et tailles différentes. Si vous allez sur les sites officiels, tous vous vanteront les louanges de la coupe menstruelle, et la leur en particulier, sans forcément parler de ce qui la différencie des autres. C'est là que le petit quiz EasyCup vous sauvera la vie/vous fera gagner un temps fou en vous orientant vers les modèles susceptibles de vous convenir le mieux en moins de 5 minutes.

Avec votre toute nouvelle coupe, vous aurez un petit guide d'utilisation traitant notamment l'insertion et l'entretient. J'ai trouvé le mien très incomplet. Donc encore une fois, je vous recommande d'avoir recours à EasyCup.

Pliage C-fold
Concernant l'entretient, mon guide me conseillait de la rincer avec un savon doux/des lingettes de la marque de ma coupe (tant qu'à faire). L'eau du robinet suffit, à condition de bien vous lavez les mains avant la manipulation. Il vaut mieux également la faire bouillir entre deux cycles pour bien la désinfecter.

Pliage Punch-Down
Pour ce qui est de l'insertion, il va vous falloir tester. Le seul modèle de pliage que j'ai trouvé sur les modes d'emplois lus, c'est le C-fold. S'il vous convient, c'est très bien, mais si comme moi vous n'êtes pas habituée aux manipulations vaginales, vous risquez d'en chier un peu... Mais ne vous découragez pas ! Il existe plusieurs autres méthodes, dont le Punch-Down qui réduit considérablement le diamètre de la coupe.
Dans tous les cas, le seul vrai secret, c'est de prendre son temps et se détendre. Et accessoirement de faire vos premiers essais accroupie dans une douche/baignoire pour raccourcir votre vagin et éviter d'en mettre partout.
Autre chose : ne lâchez pas le pliage de votre coupe avant qu'elle ne soit positionnée, sous peine de subir un déploiement quelque peu douloureux. (Rien de traumatisant)

En ce qui concerne la profondeur, si vous connaissez l'emplacement de votre col de l'utérus, il suffit de la mettre en dessous. Si ce n'est pas votre cas (comme moi), n'ayez pas peur de la mettre un peu loin. La tige ne doit pas dépasser du vagin, cependant, il arrive qu'elle soit un peu trop longue pour le votre et qu'il faille la couper un peu.
Pour "enfoncer" la coupe, il est utile de savoir se servir des muscles de son vagin. Une légère "poussée" aide beaucoup lors de l'ascension. 
Une fois la coupe à peu près positionnée, vous pouvez la lâcher sans risque. Suivant sa rigidité elle se déploiera toute seule. Vous pouvez vérifier qu'elle n'est plus pliée en faisant le tour du fond avec un doigt.
Si vous avez des questions plus précises, vous pouvez prendre contact avec les membres du forum EasyCup. Lors de mon premier essai, j'avais constamment envie d'uriner. Grâce à elles, j'ai compris que ma coupe était placée trop bas et appuyait sur ma vessie.

En théorie, si la coupe est bien placée, vous ne devriez presque pas la sentir, voire pas du tout, quelque soient vos activités. Certaines utilisatrices ont même des rapports sexuels avec leur coupe en place, sans problème aucun. (Cependant je ne le recommande pas, ou avec grande prudence)
Si vous avez des fuites, il se peut que votre coupe soit placée trop haut, ou qu'elle ne se soit pas correctement déployée. Une très légère trace n'est pas une fuite mais un reste de sang déjà présent sur les parois du vagin lors de la mise en place de la coupe.

L'heure du retrait venue, je vous conseille encore de l'effectuer accroupie dans une douche ou baignoire, d'autant plus que cette fois vous avez un risque de renverser la coupe.
La tige vous aidera à la retrouver. Avant de la faire descendre, il faut impérativement supprimer l'effet "ventouse" ! Pour ce faire, pincez le fond de la coupe, vous devriez entendre un bruit de succion. Plus elle est pleine, et plus il sera facile de la retirer, donc si jamais vous n'y parvenez vraiment pas, retentez votre chance plus tard, vous ne risquez rien. Dans tous les cas, prenez votre temps et détendez-vous.
Pour aider la descente, ne tirez pas tout droit, mais d'un côté, puis de l'autre, et aidez-vous à nouveau des muscles vaginaux.
La sortie du vagin peut se révéler quelque peu douloureuse à cause du bourrelet au sommet de la coupe. Pour éviter ce soucis, vous pouvez la pencher ou la replier.

Vous voici maintenant avec une coupe pleine de sang ! Je m'attendais à être dégoûtée, mais en réalité j'étais tellement contente d'y être arrivée que j'ai trouvé ça amusant et gratifiant ! La sensation de liberté est impressionnante, j'ai complètement changé de regard sur mes règles.


Vous n'avez plus qu'à la rincer et la remettre en place. Veillez cependant à mesurer votre entrain, il faut prendre son temps, rappelez-vous :).
Il est possible qu'il vous faille plusieurs cycles pour bien maîtriser l'utilisation de la coupe menstruelle, mais je pense que ça en vaut la peine.


Et voila comment j'ai investi 30€ pour 10 ans de confort.

mardi 20 août 2013

Remboursé !

Miaou bonjour.

Je suis tombée ce matin sur cet article du Monde, traitant de la dette écologique de l'humanité envers la planète. (En voici un autre plus bref de WWF)
Chaque année, un calcul est fait estimant la date à laquelle nous aurons épuisé les ressources annuelles théorique de la planète. Il s'agit d'un seuil au-delà duquel nous "empruntons" sur les années suivantes. Vous vous imaginez bien qu'à la longue, on a pris quelques années d'avance...
Cette année, c'est aujourd'hui, mardi 20 août, que nous atteignons le seuil de dépassement de la biocapacité. Ça représente pas mal de mois d'emprunt.

Consommation par pays par rapport à leur territoire
Les calculs par pays sont surprenant. On pourrait penser, par exemple, que la Chine et les Etats-Unis seraient en tête du classement des surconsommateurs. Eh bien que nenni ! Bien qu'ils ne soient pas innocents, les plus mauvais exemples sont le Japon et le Qatar, qui utilisent respectivement 7.1 et 5.7 fois plus que les ressources de leurs terres. La France n'est pas exemplaire non plus.


Cet article explique bien l'intérêt de cette date, mais il reste incomplet. On est en droit de se demander, par exemple, si le surplus prélevé diminuera la capacité de régénération de la planète. Je m'explique ; ce calcul est très global, mais lorsque l'on s'intéresse à des sujets plus précis, par exemple la déforestation ou la surpêche, on constate vite qu'une pression trop importante sur les populations d'espèces considérées restreint d'autant plus leur capacité à renouveler le stock d'individu. Le calcul de cette date étant basé, entre autre, sur les émissions de CO2, cela ne me surprendrait pas que la déforestation justement, réduise à petit feu la capacité de la planète à réabsorber et stocker ce gaz à effet de serre. On pourrait assimiler ça à un système d'intérêts sur la dette. Sauf que contrairement à notre système monétaire, nous ne sommes pas capables de créer de la matière théorique.
On peut dors et déjà craindre l'heure du remboursement.


Voici donc une autre raison pour justifier mon végétarisme (en plus de la santé, la lutte contre le gaspillage et contre la souffrance animale), car l'élevage intensif contribue grandement à cette dette ! (Un article en anglais ici.) Il impacte sur la déforestation par son besoin d'espace, sur la production de gaz à effet de serre, sur la consommation d'eau, non seulement pour abreuver les bêtes mais également pour la production des tonnes d'aliments nécessaires à leur croissance, sur la pollution de l'eau par la concentration trop importante d'excréments sur une surface limitée, et même sur la santé humaine, notamment par son faible brassage génétique favorisant le développement de pathogènes.

Bien évidemment, il y a tout un tas d'autres points sur lesquels une petite personne peut agir tous les jours pour limiter son impact écologique. (Je peux notamment vous renvoyer vers l'article sur des dispositifs simples et abordables pour économiser de l'eau.) Cependant, comme d'habitude j'ai envie de dire, nous sommes très mal informés.
Je ne peux que vous conseiller de vous renseigner, et par exemple visiter régulièrement le site ekolo[geek] que je trouve très ergonomique, présentant fréquemment de nouveaux petits gestes ou astuces illustrés.

samedi 17 août 2013

Raconte-moi une histoire, 2

Miaou bonjour.

Aujourd'hui, une petite histoire inachevée, inspirée lors de notre trajet pour aller en vacances. Je la poursuivrai peut-être.


Lui, c'est Maldrek. Du haut de ses vingt-sept ans, il est très petit et un peu costaud. Un "bon-vivant", comme on dit par chez lui. Maldrek vit dans un monde qui aurait tout à fait pu évoluer comme le nôtre. La seule différence à l'origine des autres, ce sont les dieux.
Ils sont plusieurs, mais aucun n'est ni bon ni mauvais. En fait, le problème avec eux, c'est justement qu'ils se fichent pas mal de la vie sur Ler. On ne sait d'où ils viennent. La seule chose dont on est certain, c'est qu'on n'aime vraiment pas les voir. 
Ils viennent toujours en groupe, parfois à quatre ou cinq individus, d'autres fois plus de cent. Ces géants de 50 à 80 mètres de haut viennent sur Ler pour s'amuser. Ils ne se préoccupent absolument pas des diverses formes de vie qui les entourent, ni même de l'intégrité de la planète elle-même. Généralement, chacune de leur venue est un véritable scénario catastrophe. Toute région visitée se voit déclarer sinistrée pendant plusieurs mois, voire années. On ne cherche même plus à compter le nombre de vies décimées, les pertes sont estimées en hectares invivables. Il faut aller jusqu'à réactualiser les cartes géographiques et topologiques après chacun de leurs passages, car certaines de leurs distractions favorites consistent à se jeter des morceaux de montagne, ou creuser des trous un peu partout.
Ainsi que Maldrek et chaque humain l'apprend très tôt, la plus grosse catastrophe connue fut datée en l'an 727. Bien que l'an 752 approche, certaines régions sont toujours inhabitables. C'est le cas par exemple de Marlite, un demi continent sur lequel les dieux déversèrent un liquide inconnu, toxique pour la majorité des formes de vie Lerennes. Heureusement, la planète dispose de quelques bactéries et champignons capables de le dégrader, mais cela leur prend un temps considérable.

Les populations humaines, en tant qu'espèce la plus évoluée, ont vite compris qu'il leur était indispensable d'organiser l'assainissement, la reconstruction et la réhabilitation des zones sinistrées. Pour ce faire, elles ont dû étudier avec précision les particularités de chaque espèce, et développer des formes de communication compréhensibles par les plus développées d'entre elles afin de pouvoir les guider. Ils savent l'importance de la diversité du vivant, la toute première catastrophe divine, qui a donné son origine au calendrier lerein, le leur a bien appris. C'est pourquoi leurs relations avec la faune et la flore sont très respectueuse.


Voili voilou, c'est tout pour aujourd'hui ! A bientôt mes choupinous !

dimanche 11 août 2013

Cosplay 2013 : Making Of n°3

Miaou bonjour !

A peine de retour de vacances, je vous prépare déjà ce tant attendu (ou pas) dernier Making Of de mon cosplay 2013 ! Donc comme prévu, et de toute façon il ne me reste plus que cette partie, je vais vous commenter la réalisation de l'épée nommée Save the Queen.


Je n'avais aucune idée de comment m'y prendre ! Tout ce dont j'étais sûre, c'était de mon incapacité à la réaliser en bois. Mon père m'a donné l'idée de faire une base en contre-plaqué, puis de donner du volume par la suite. On a donc taillé la forme de l'épée dans une planche de contre-plaqué, en respectant les proportions.
Pour donner du volume au manche et à la lame, j'ai collé des barrettes de coin de mur (le nom réel de ce truc m'échappe) de chaque côté. Et concernant le relief de la garde, j'ai utilisé du polystyrène compact.



Si vous l'ignoriez, sachez que le polystyrène est une vraie galère à tailler au cutter. On obtient une forme très grossière avec des trous un peu partout (ainsi qu'une collection d'ampoules, accessoirement). Si vous voulez quelque chose d'un peu plus net, vous pouvez toujours tenter de le poncer... A vos risques et périls ! Car en plus d'être une calamité à tailler, cette matière réagit tout aussi mal au papier à poncer. Cette étape permet néanmoins d'obtenir une surface un peu plus nette.



J'ai ensuite réalisé la forme de la lame et de la garde en les enroulant de scotch. J'en ai choisi un plutôt solide pour qu'il ne s'écrase pas, mais qui me permettait ensuite d'éventuellement coller autre chose dessus, ou de le peindre. Mon choix s'est porté sur un double face assez rigide.
Pour solidifier le tout et camoufler les marques des bandes de scotch et les trous dans le polystyrène, j'ai recouvert toute l'épée de bandes de plâtre. Il m'en aura fallut une grosse vingtaine, coupées en petites bandelettes.
Le plâtre, c'est magique ! C'est amusant et doux à poser, par contre c'est aussi très salissant. (Désolée pour le blanchiment de ton établi, papa.) Si vous en utilisez, ne négligez pas la puissance de la gravité, sans quoi vous vous retrouverez avec des "gouttes" ou des coins de bandes qui se décollent.


Pour terminer, il ne me restait plus qu'à tout peindre, et coller du scotch sur le manche pour simuler le matériau non identifié. J'étais un peu déçue de la couleur du gris, pas assez métallisé à mon goût, mais en tant que cosplayeuse des plus organisées, je ne disposais plus d'assez de temps pour retourner acheter une autre peinture et faire sécher les différentes couches. La prochaine fois, je préférerai une peinture en bombe métallisée plutôt qu'une de revêtement extérieur au pinceau.
Je vous conseille tout de même de passer deux couches, et éventuellement une de vernis. A Japan Expo, ou toute autre convention, la sueur des mains, les chocs, les chutes ont vite fait d'écailler la peinture de votre toute belle arme.


Et voila ! Mon cosplay maintenant terminé ! J'espère que ces petits Making Of vous auront plu, et à bientôt pour de nouvelles aventures !
(Vous avez vu, cette fois j'ai changé de photo !)

jeudi 25 juillet 2013

Cosplay 2013 : Making Of n°2

Miaou bonjour !

Comme promis dans l'article précédent, je reviens vous parler de mon cosplay 2013, avec un petit Making Of sur les pièces d'armures. Pour rappel, j'avais choisi de représenter Beatrix (Beate en VF) du jeu Final Fantasy IX. 


Comme vous pouvez le voir, les pièces à réaliser sont :
- une paire de bottes
- une paire de guêtres au dessus des bottes
- une paire de gants
- un brassard articulé sur le bras droit, de couleur plus foncée que le reste
- éventuellement le bandeau, mais comme dit précédemment, j'ai choisi de le faire en tissu




J'ai utilisé comme seul matériau du tapis de sol (gracieusement offert par Kailyce). On en trouve dans tout magasin de sport qui se respecte, dans les coins gymnastique, yoga et compagnie, et ce n'est pas très cher.
Le tapis de sol a l'avantage d'être thermoformable, en plus d'être léger ! C'est-à-dire qu'en le chauffant un peu, vous pourrez lui donner la forme que vous voudrez.


Emportée par ma soif d'aventures et de découvertes, j'ai d'abord tenté le micro-onde, cependant ça ne fonctionnait absolument pas sur les grosses pièces. Je vous conseille donc d'utiliser un four. Pour rester prudent, il vaut mieux tester différentes températures avec un petit bout de tapis. Dans tous les cas, sachez qu'il suffit d'une ou deux minutes pour le ramollir, donc ne le laissez pas fondre. (Sinon vous n'aurez plus qu'à vous amuser à nettoyer votre four, bande de sagouins !) Dès que vous le sortez du four, positionnez-le immédiatement sur l'objet dont il doit prendre la forme car il refroidit très vite. Si vous avez correctement estimé la température, il n'y a aucun risque de brûlure.
Concernant les mesures, gardez en tête que le tapis de sol va un peu rétrécir au chauffage. Vous pouvez tenter de l'étirer un peu, mais prenez garde à ne pas le déchirer, auquel cas vous pourrez toujours le ressouder en le chauffant à nouveau, mais il ne sera plus très homogène.


Venons-en à la réalisation de mes pièces d'armure. J'ai voulu commencer par le plus important à mes yeux : les chaussures. (Après avoir vécu une Japan Expo en tongs en 2012 et une torture pédestre dans des chaussures inconfortables en 2011, je puis vous assurer qu'il est important de ne pas les bâcler !)
Pour être sûre de ne pas finir les pieds en sang, et également pour un rendu plus volumineux (donc plus "armure" à mon sens), j'ai pris le parti d'arracher d'anciennes bottines à leur funeste destin initialement prévu à la déchetterie.
J'ai coupé des bandes de tapis de largeur plus ou moins similaires, et les ai coupées pour les prévoir sur la largeur de la bottine. Je les ai faites chauffer, puis collées sur les bottines à l'aide de colle à bois. Eh bien, ça m'a permis de découvrir que la colle à bois ne colle pas le tapis de sol ! Préférez de la colle universelle.
Comme vous pouvez le voir sur la photo, j'ai d'abord fait tenir les bandes avec un genre de scotch le temps qu'elles sèchent. Un conseil : ne le faites surtout pas ! Le scotch aime un peu trop le tapis de sol, il m'a été très difficile de le retirer sans tout déchirer. De plus, avec les bandes suivantes j'ai constaté qu'il était inutile de les maintenir très longtemps. La colle a vite pris, et tant que je ne tirais pas dessus, les bandes de tapis correctement thermoformées tenaient très bien toutes seules.
La dernière bande n'est collée que sur la languette de la bottine, ainsi je peux facilement les mettre et les enlever avec les scratchs (que j'ai tout de même dû couper un peu pour ne pas les rendre visibles).
Pour le talon, j'ai fait une bande plus large qui rejoignait plus ou moins les autres. 
Sachez qu'il est possible de couper le tapis de sol une fois thermoformé et collé, n'hésitez pas à prévoir des morceaux un peu trop grands pour pallier le rétrécissement parfois aléatoire.



Pour les guêtres, j'ai tenté de reproduire approximativement la forme pas vraiment identifiable sur l'image. et les ai thermoformées directement sur mes jambes.
Je ne les ai pas accrochées aux bottines, pour plus de praticité, et j'ai choisi de les fermer à l'arrière en les laçant grâce à une ficelle (alimentaire), ceci afin de pouvoir les enfiler et ajuster sans soucis.



Et voila, il ne restait plus qu'à tout peindre ! J'ai utilisé une peinture pour surfaces d'extérieur adaptée au bois et au métal. (C'est bien dommage, mais les peintures spéciales tapis de sol n'existent pas à ma connaissance.) Dans le doute, j'ai préféré faire deux couches, d'autant plus que les bottes allaient très certainement beaucoup souffrir à Japan Expo.
Je n'étais pas très satisfaite de la couleur, pas assez métallisée à mon goût, mais j'ai fait avec. (Et puis, à force de m'y prendre à la dernière minute, je n'aurais pas eu le temps de faire autrement.)




Passons maintenant aux gants. Ici, rien de très compliqué, mis à part que je ne disposais que d'une main pour thermoformer les bandes de tapis. Je les ai taillées approximativement de même largeur que celles pour les bottes, seules la bande de la paume est un peu plus large.
Je les ai thermoformée directement sur mes mains, recouvrant la bande précédente avec la nouvelle. Ceci a d'ailleurs contribué à les fixer, le tapis ayant un peu fusionné, cependant il m'a quand même fallu utiliser de la colle (universelle !) sur les bords. Pour la couleur, même peinture que précédemment, également en deux couches.
(Cette photo a été prise après Japan Expo. Vous pouvez constater que les deux couches étaient bien nécessaires...)


Voici enfin venir le dernier élément : le brassard droit. Alors là, je peux vous dire que j'en ai chié ! Une seule main libre pour thermoformer deux grosses bandes de tapis bien larges. Qui plus est, je voulais vraiment faire l'articulation. Résultat, le coude était à bonne hauteur, mais décalé, ayant pour conséquence une petite déchirure du tapis autour système permettant aux deux pièces de coulisser. Défaut que j'ai dû rafistoler le premier soir de Japan Expo, avec de la ficelle alimentaire...
Autre fait imprévu, j'avais ici aussi eu recours à la technique du lacet pour fixer la chose. Eh bien, il s'avère que mon biceps gonflait un peu trop lors de mes prises de photos, m'offrant la joie des marques symbioses de coupures/brûlures et de la ficelle qui menace de déchirer le tapis. Au final, j'ai dû le desserrer, mais du coup mon bras flottait un peu dedans lorsqu'il était tendu.

Concernant le dispositif permettant le coulissement des pièces, je suis incapable de vous le décrire étant donné qu'on a coupé/poncé/emboîter/collé plusieurs types de pièces dont j'ignore totalement le nom et la fonction initiale. (A part pour les espèces de rondelles, je connais au moins leur fonction principale.) 
Et pour la couleur, le brassard étant plus foncé que les autres pièces d'armure, j'ai gardé la couleur originelle du tapis.


Voici donc le costume au complet. (Oui oui, ça sent le déjà vu.)




Voili voilou, j'espère que ça vous aura plu. Je vais être absente deux semaines, donc pour l'épée il faudra patienter un peu. Mais je vous reviendrai sans doute avec de nouvelles choses à raconter ! A tout bientôt mes choupinous.

mardi 23 juillet 2013

Cosplay 2013 : Making Of n°1

Miaou bonjour.

Je vous l'avais promis, voici le premier Making Of de mon cosplay créé pour Japan Expo 2013. Dans ce premier article, je vais vous parler de l'élément le plus important, à savoir les vêtements. En effet, si vous vous pointez avec une superbe arme mais vêtus en touristes, vous avez peu de chance de faire reconnaître votre morceau de cosplay. Et puis, hors de question de se pointer à une convention tout nu !

Cette année, j'avais prévu de cosplayer Beatrix (Beate en VF) du jeu Final Fantasy IX, de Squaresoft.


La première étape consiste à trouver tout un tas d'image, de préférence issues du jeu ou éventuellement des goodies officiels, mais garder à l'esprit que ces derniers ne sont pas toujours représentés à l'exactitude. La finalité ici est de rassembler tous les détails du costume, et toutes les "versions" de la même tenue qui peuvent apparaître dans le jeu. Car des différences peuvent exister entre les cinématiques et les moments jouables. Vous pouvez également vous inspirer de photos de cosplays réalisés par d'autres personnes.


Ceci fait, Il faut choisir un élément auquel s'attaquer en premier (Ici, la robe). Ensuite, vous aurez besoin d'estimer la quantité de tissu nécessaire. Pour cela, il faut déjà avoir en tête un semblant de patron. Les détails du patron et la quantité de tissu dépendront de la nature de celui que vous choisirez.

Pour ma part, j'ai opté pour de la panne de velours blanche (Khaine m'a fait remarquer que ça ne s'appelle pas "patte" de velours, pourtant je trouvais ça tellement choupi !), et un tissu bordeau plus rigide. Concernant la quantité, j'ai choisi un peu plus de 2m de hauteur pour être large (je mesure 1m74), et supposé que la partie la plus large serait le bas de la cape, estimé à 2m pour être tranquille.
La panne de velours étant élastique dans un sens, il ne faut pas oublier de le prendre en compte ! Les coutures simples dans le sens de l'élasticité d'un tissu casseront si celui-ci est tendu, j'ai donc choisi d'orienter l'élasticité du tissu dans le sens de la largeur. Mes coutures principales étant prévue en hauteur, elles n'ont pas cassé.



Maintenant que vous avez votre tissu, il est temps de passer aux choses sérieuses ! Il faut déjà préciser le patron, voire le dessiner. (Pour ma part, il est resté bien au chaud dans ma tête.)
Prenez ensuite les mesures nécessaires, et faite attention à bien les prendre ! Rajoutez également au moins 2cm pour chaque couture, en comptant les ourlets. Si vous ne faites pas d'ourlet, votre tissu s’effilochera à petit feu.
Un tissu élastique dans la largeur pourra compenser une coupe trop juste dans ce sens, contrairement à un tissu rigide. Mais n'en abusez pas car ça l'abîme.

Il vous faudra dessiner votre patron sur le tissu pour le découper. Avant la découpe, je vous conseille de vérifier vos mesures sur vous, en prenant en compte le fait qu'il est censé être trop grand, dû aux centimètres prévus pour les coutures.


Si vous n'êtes pas sûrs de vous pour une grosse pièce de tissu, vous n'êtes pas obligés de tout découper. Cette méthode évite les trop grosses pertes en cas d'erreur.
Pour ma part, j'avais prévu de faire la robe blanche d'une seule pièce. J'ai commencé par ne faire la découpe que de la partie haute. Ainsi, si je m'étais trompée, je n'aurai perdu qu'une trentaine de centimètres.
J'ai donc commencé par les manches et le décolleté. Il m'est rapidement apparu que la découpe était un peu juste en largeur, mais l'élasticité de la panne de velours a très bien compensé cette erreur.


J'ai ensuite découvert que les fermetures à l'aide de boutons ne se mariaient pas bien du tout avec un tissu élastique. Et c'est encore pire si votre découpe est, comme la mienne, un peu juste ! Pour expliquer simplement, si je ne serrais pas assez à la taille, on voyait tout mon décolleté. Au contraire, si je serrais davantage, ça rendait des plis partout, et déchirait doucement les trous des boutons, malgré leur petite taille et les ourlets de la mort que j'avais faits dessus.

En réfléchissant à une solution, je me suis également rendue compte que je m'étais trompée de côté pour le pan de fermeture, parce qu'un reflet dans le miroir inverse le sens de l'image que les gens verront.
Autant dire que ce n'était pas ma soirée, et j'étais très insatisfaite de moi. Mais cette deuxième erreur m'a donné l'opportunité de faire mieux ! Car l'autre pan n'avait porté que les boutons, il était presque intact et donc parfait pour repasser devant.



J'ai donc tenté le plan B. C'était risqué, car j'avais prévu de coudre les deux pans l'un sur l'autre, je n'étais donc pas certaine de pouvoir rentrer dans la robe une fois fait ! J'ai donc d'abord testé avec une multitude d'épingles (mes doigts s'en souviennent encore). L'élasticité du tissu m'a une fois de plus sauvé la mise. J'ai pu, avec précaution, enfiler et retirer la robe avec les épingles, et ai donc décidé de mettre ce plan à exécution. Et cette fois, le rendu était très satisfaisant !



J'ai donc pu refaire des mesures pour achever la découpe de la partie basse, similaire à une cape fendue à l'arrière.
Une fois la cape découpée, j'ai eu la flemme de doubler toute la robe avec le tissu rouge rigide, surtout vu les problèmes que m'avait causés le haut, et la nécessité de conserver son élasticité. Je n'ai donc doublé que le bas, jusqu'aux hanches.
Il s'est avéré que j'avais fait un bon choix de tissu ! Sa rigidité m'a permis de donner un peu plus de volume à la cape, car la panne de velours avait tendance à s'enrouler sur elle-même.
Pour ne pas avoir de problèmes avec la différence d'élasticité des tissus, je n'ai pas tout découpé d'un coup. J'ai commencé par coudre le bas de chaque pan de la cape, avant de découper une longueur puis de la coudre,  pour enfin couper et coudre la dernière longueur. J'ai également préféré faire 8 points plutôt que de coudre entièrement la largeur au niveau de la taille. Sans ces points, le tissu rouge tombait et déformait la robe.


Il ne me restait ensuite plus qu'à faire le col. Je me suis contentée de couper deux triangles et de les coudre de chaque côté. Une fois les ourlets faits, je l'ai trouvé un peu petit par rapport à certaines images, mais le tissu étant une putain de biatch douloureux à coudre à la main, je me suis abstenue de les recommencer.

Pour le pantalon, je me suis trouvé un leggins rouge, et pour la ceinture, idem, je ne l'ai pas faite moi-même. J'ai par contre réalisé une espèce de culotte et le bandeau avec le même tissu que la robe. La question s'est posée de savoir si je le faisais en tissu ou en tapis de sol, car suivant les images trouvées, il semblait fait soit de tissu, soit d'armure. Mais le tissu étant plus adapté au port de lunettes (dont je ne peux me passer), mon choix s'est orienté dans ce sens.


Voili voilou ! J'espère que ça vous aura plu.
Dans le prochain MaKing Of, je vous parlerai des armures :)

mardi 16 juillet 2013

Ma Japan Expo 2013

Miaou bonjour !

Tout d'abord, je vous présente mes excuses pour l'absence de nouvelles depuis un petit moment. J'étais tout d'abord pas mal occupée par la conception de mon cosplay pour Japan Expo (des articles à venir !), ainsi que le déménagement et nettoyage de mon appart. Parce que comme d'habitude, je m'y prends un peu à la dernière minute.

Ensuite, il y a eu Japan Expo ! Quatre délicieuses journées, l'une de mes meilleures JE, si ce n'est la ! 
Des photos, des rencontres géniales :D (Spéciale dédicace à une Djidane délurée, une Dagga accro au cosplay fiancée dans l'espace fumeur, un Steiner dont le costume était plus facile à mettre qu'à enlever,...), des photos, un Bibi qui avait plus de succès que moi, des retrouvailles inattendues (Estelle, Bobo), des conférences, des photos, du cosplay, des VIP, des rencontres, des putains de coups de bol, des photos, la bande annonce KickAss 2 (YEAHE DOG AT THE BALLS !), ... 

Notre groupe Final Fantasy IX improvisé :
Djidane (Natasha), Steiner (Julien), Dagga (Céline), Bibi (Kailyce), Beatrix (votre Déesse)


En tout cas, j'étais bien contente d'avoir mon super appareil photo reflex avec un objectif 55-250 avec moi ! 
J'ai pu prendre de superbes photos, que ce soit des conférences SquareEnix ou des prestations cosplay sur la Scène Principale ! Et la suite ici.
Les personnes disposant d'un appareil numérique lambda ont bien de la peine à ne pas finir avec des clichés tout flous, conséquence de la distance, la surexposition lumineuse des sujets, la fumée et les mouvements.
Bon par contre, je plaide coupable pour la qualité médiocre des photos prises dans la convention, mais j'ai préféré garder les réglages pour la scène sur le mode manuel plutôt que de changer à chaque fois. J'ai donc pris mes photos de convention en automatique. (Bouh la feignasse !!)


J'ai aussi eu la chance d'être au deuxième rang pour l'avant première de l'épisode de Noob ! Même pas besoin de sortir le 55-250 ! Les organisateurs faisaient entrer les gens par petits groupes, pour bien remplir toute la salle, et ils se sont rendus compte qu'il y avait une dizaine de places réservées en trop juste au moment où on passait ! Résultat, Kailyce (qui a un site de dessins) et moi avons pu poser nos fesses au deuxième rang ~


A part ça, j'ai également pu voir les derrières du stand de Saw, qui m'a demandé de faire acte de présence le temps d'une pose vidage de vessie. C'est une auteure de romans fantastiques pour adolescents. Elle a déjà écrit une trilogie, Les Chasseurs d'Âmes, et bosse actuellement sur une autre histoire. (Oui, je lui fait de la pub !)
Stand sur lequel j'ai retrouvé des personnes que je ne m'attendais absolument pas à croiser à Japan Expo, et qui est finalement devenu notre point de ralliement officiel.

Voila un petit tour très rapide de ma Japan Expo. S'en est suivit l'habituel effet After-JE, partagé entre exaltation et blues. Mais heureusement (mon portefeuille n'approuve pas cette tournure de phrase), je ne suis pas rentrée bredouille !  Je peux donc en profiter encore un peu <3