lundi 25 mars 2013

"On ne nous dit pas tout !" (Roumanoff ?)

Miaou bonjour.

Le scandale du boeuf-cheval.

Je n'ai à priori rien contre le fait que l'on puisse manger de la viande de cheval. Après tout, c'est un animal comme un autre. Mais alors on ne peut en vouloir à d'autres de manger du chien ou du chat, ce sont des animaux comme les autres.
En revanche, vendre un objet sous une autre identité que la sienne, je ne trouve pas cela tolérable. Nous avons un système d'étiquetage qui force le maillon "transformation" de la chaîne alimentaire humaine à indiquer avec un minimum de précision les produits que nous ingérons. Nous sommes leur gagne pain, nous devrions avoir le droit, même l'obligation de savoir ce que nous achetons, ce que nous mangeons, ce à quoi nous contribuons ! Nous manquons d'informations !
Devenons-nous comme le bétail que l'on nourrit de la source d'alimentation la plus économique, voire des restes d'autres types de consommation, quitte à en faire des cannibales ? Cela ne suffit-il donc plus de traiter les animaux comme des objets, qu'on en vient à faire de même pour notre propre espèce ?
Combien de consommateurs connaissent l'origine de l'huile de palme, bien souvent masquée par l'appellation "huile végétale" ? Eh bien sachez qu'elle contribue à la déforestation de notre dernière forêt primaire, en plus d'être mauvaise pour la santé
Combien d'entre-vous se sont-ils demandé pourquoi la viande de veau est-elle le plus souvent vendue blanche, alors que celle de l'adulte est rouge ? Le veau possède une chaire blanche tant qu'il boit le lait de sa mère, la viande rougit par la suite lorsqu'il absorbe du fer en se nourrissant par lui-même. En conséquence de quoi, il n'y a pas si longtemps, l'élevage intensif français les muselait en permanence et les pacquait dans des box trop petits pour leur permettre de se coucher, dans l'unique but d'obtenir une masse plus importante de viande blanche. Des associations d'autres pays (notamment l'Angleterre) nous ont d'ailleurs pointés du doigt avant de découvrir que leur pays se débarrassait de leurs veaux en les envoyant chez nous... Depuis, des mesures ont été prises pour assurer au bétail des conditions de vie moins désastreuses...

Il est évident que nous ne savons pas ce que nous voulons. Nous croyons parfois le savoir, mais ce n'est qu'une illusion. Heureusement, des gens sont là pour s'assurer que nous ayons bien ce qu'ils savent que nous voulons.
Un beau jour, plus personne ne fera de courses. Des tuyaux alimentaires déboucherons au dessus de nos assiettes, et chaque jour aux mêmes heures, ils les rempliront d'aliments choisis par les grandes firmes, pour notre plus grand bien. Les rebelles incapables de voir la vérité serviront d'apport énergétique pour les gens biens.

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